DPE à Saint-Jean-Saint-André à Autun : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Saint-Jean-Saint-André, l’analyse de 446 DPE décrit un quartier majoritairement composé d’appartements et de logements construits avant 1975. Les résultats éclairent les différences avec Autun et les points à examiner pour présenter un bien à la vente ou à la location.

DPE à Saint-Jean-Saint-André à Autun : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers — Autun

Le profil énergétique de Saint-Jean-Saint-André repose sur 446 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon de 2 879 DPE analysés à Autun. Cette base permet de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leur ancienneté, leurs étiquettes et plusieurs valeurs médianes. Elle ne constitue toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements du secteur. Les résultats doivent donc être lus comme des repères statistiques, et non comme les caractéristiques certaines d’une adresse particulière. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un locataire, leur intérêt est de situer un bien dans son environnement immobilier, tout en conservant le DPE propre au logement comme référence pour apprécier sa performance énergétique.

Un bâti surtout antérieur à 1975, dominé par les appartements

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Saint-Jean-Saint-André)Part du quartier
A00,0 %
B102,2 %
C12628,3 %
D17639,5 %
E7917,7 %
F347,6 %
G214,7 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Saint-Jean-Saint-André (Autun).

La période de construction dominante à Saint-Jean-Saint-André est celle de 1948 à 1974 : elle représente 51,1 % des diagnostics du quartier. Les logements construits avant 1948 en constituent 37,2 %, portant la part du bâti antérieur à 1975 à 88,3 %. Le parc diagnostiqué est donc largement composé de logements anciens, mais son noyau principal relève de la période 1948-1974 plutôt que du bâti d’avant 1948. Les maisons individuelles représentent 28,3 % de l’échantillon ; les autres logements sont des appartements. Cette composition invite à distinguer les deux formes d’habitat lors des comparaisons. Une maison ne peut pas être considérée comme équivalente à un appartement sur la seule base de leur présence dans le même quartier.

  • 1948-1974 : avec 51,1 % des diagnostics, cette période donne le principal repère chronologique du bâti étudié, sans renseigner à elle seule sur les éventuelles rénovations.
  • Avant 1948 : la proportion atteint 37,2 % dans le quartier, contre 45,3 % à Autun. Le bâti le plus ancien y est donc moins représenté que dans l’échantillon municipal.
  • Maisons individuelles : leur part de 28,3 % laisse une majorité aux appartements. Les données fournies ne détaillent pas les étiquettes énergétiques séparément pour ces deux catégories.

L’étiquette D arrive en tête, devant C et E

La répartition des 446 DPE fait apparaître une concentration sur les classes intermédiaires. L’étiquette D est la plus fréquente, avec 176 diagnostics, suivie de C avec 126 et de E avec 79. À l’autre extrémité, aucun diagnostic n’est classé A et 10 sont classés B. Les classes F et G concernent respectivement 34 et 21 logements diagnostiqués. Ce profil montre que le quartier ne se résume pas à ses logements les moins performants : les classes C et D occupent une place importante dans l’échantillon. Inversement, la présence de biens classés F ou G justifie une lecture attentive de chaque dossier. Les données ne permettent pas d’attribuer ces résultats à un équipement, à une isolation ou à une période de construction précise.

  • Classes A et B : aucun DPE A et 10 DPE B sont recensés. L’absence de A dans l’échantillon ne démontre pas qu’aucun logement du quartier puisse relever de cette classe.
  • Classes C et D : 126 diagnostics C et 176 diagnostics D forment les deux groupes les plus nombreux, avec une prédominance de la classe D.
  • Classe E : 79 diagnostics relèvent de cette étiquette. Ils doivent être distingués des 55 diagnostics F et G, qui constituent les passoires énergétiques comptabilisées ici.
  • Classes F et G : 34 diagnostics F et 21 diagnostics G représentent ensemble 12,3 % du quartier diagnostiqué, contre 9,9 % dans l’échantillon de la ville.

Davantage de passoires qu’à Autun, mais un coût médian inférieur

La comparaison avec Autun présente un tableau contrasté. Saint-Jean-Saint-André compte 12,3 % de passoires énergétiques, contre 9,9 % pour la ville entière. Sa consommation médiane atteint 203 kWh/m²/an, au-dessus des 198 kWh/m²/an observés à l’échelle municipale. Pourtant, le coût énergétique annuel médian estimé est inférieur : 1 203 € dans le quartier, contre 1 247 € dans la ville. Ces indicateurs ne décrivent pas exactement la même chose et doivent être lus ensemble. La surface médiane est également plus petite dans le quartier, avec 62 m² contre 67 m² à Autun. Cette différence de surface fait partie du contexte de comparaison, sans suffire à expliquer l’écart de coût. Les valeurs disponibles ne permettent pas d’isoler l’effet de chaque caractéristique.

Vendre : situer le bien sans déduire sa valeur de son étiquette

Pour présenter un logement à la vente, ces résultats apportent un contexte local utile. Un bien classé D appartient à la catégorie la plus représentée dans l’échantillon, avec 176 diagnostics ; un bien classé F ou G s’inscrit dans un groupe de 55 logements diagnostiqués. Ces repères permettent de décrire une position relative, mais ne donnent aucune mesure d’une décote, d’une surcote ou d’une probabilité de vente. Aucune donnée de transaction n’est fournie. La présentation du bien gagne donc à distinguer clairement son étiquette, sa consommation, sa surface et son estimation de coût énergétique des statistiques du quartier. L’ancienneté mérite aussi d’être précisée : la prédominance du bâti 1948-1974 ne permet pas de présumer de l’état énergétique d’un logement particulier.

Louer : examiner le DPE individuel et expliquer les coûts estimés

Dans un projet locatif à Saint-Jean-Saint-André, la présence de 12,3 % de diagnostics F ou G appelle une attention particulière à l’étiquette du logement concerné. Ce taux décrit le quartier étudié ; il ne permet pas de conclure à lui seul sur la possibilité de louer un bien précis. Les faits disponibles ne comportent ni calendrier réglementaire ni éléments individuels permettant cette vérification. Pour informer un candidat locataire, le point essentiel est de présenter les données du logement sans transformer le coût médian local de 1 203 € en budget annoncé. La consommation médiane de 203 kWh/m²/an fournit un repère de comparaison, mais pas une prévision d’usage. Le dossier individuel reste indispensable pour expliquer ce qui distingue le bien des autres logements diagnostiqués.

Questions fréquentes

Saint-Jean-Saint-André est-il moins performant que la ville d’Autun ?

Deux indicateurs vont dans ce sens : le quartier présente 12,3 % de passoires F et G contre 9,9 % à Autun, et une consommation médiane de 203 contre 198 kWh/m²/an. La comparaison reste néanmoins nuancée : son coût annuel médian estimé est inférieur, à 1 203 € contre 1 247 €, et sa surface médiane est plus petite. Ces résultats ne constituent pas un classement de chaque logement.

L’ancienneté dominante suffit-elle à expliquer les étiquettes DPE du quartier ?

Non. Les logements construits entre 1948 et 1974 représentent 51,1 % des diagnostics, et 88,3 % du bâti étudié est antérieur à 1975. Toutefois, aucun croisement entre âge et étiquette n’est fourni. Les données ne décrivent pas non plus les rénovations ou les équipements. Elles permettent de constater simultanément un bâti majoritairement ancien et une prédominance de l’étiquette D, pas d’établir une cause précise.

Quels repères retenir avant de vendre ou de louer dans le quartier ?

Il faut d’abord distinguer les caractéristiques du bien des statistiques locales. Les 446 DPE donnent un contexte : majorité d’appartements, 176 étiquettes D et 55 passoires F ou G. Ils ne permettent de fixer ni une valeur de vente, ni un loyer, ni un budget énergétique individuel. Pour présenter le logement, son propre DPE et ses caractéristiques doivent primer sur les médianes du quartier.

Sources officielles

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